Don d’organes : la vie à la vie

Don-organes

Acte généreux par excellence, le don d’organes demeure encore trop peu pratiqué en France alors que la demande est en forte progression. Le point avec Yolande Bertrand-Laborde, présidente de l’association France Adot 75.

En quelques mots, où en est-on du don d’organes et de tissu humain en France ?

En 2009, 4 500 greffes ont été réalisées, certes c’est beaucoup. Mais plus de 14 000 personnes sont en attente d’un organe qui leur sauvera la vie.

Comment expliquez-vous cet écart ?

Le besoin d’organes se fait de plus en plus important. D’une part, nous vivons de plus en plus longtemps. D’autre part, les progrès de la médecine permettent de recourir plus fréquemment à la greffe. Les prescriptions augmentent, mais les dons d’organes eux, stagnent.

A quel moment peut-on procéder au prélèvement d’organes ?

La majorité des donneurs sont des personnes décédées en état de mort encéphalique, soit 1 % des décès hospitaliers. La personne peut être en réanimation, les machines prenant le relais pour maintenir les organes quelques heures en état de fonctionnement. La décision du don d’organes doit donc être est prise dans ce laps de temps.

Qu’apporte la carte de donneur ?

Elle informe de la décision du donneur ! Mais elle n’a aucune valeur légale. Et la loi fait obligation, pour le corps médical, de recueillir le témoignage des proches au moment du décès. D’où l’importance que les donneurs préviennent leur entourage de leurs volontés. Cela permet d’établir très rapidement un dossier de donneur avec toutes les données : caractéristiques morphologiques, identité tissulaire… et cela pour éviter le phénomène de rejet. Chaque dossier de donneur porte un numéro national géré par l’agence de biomédecine, garante de la bonne pratique, de l’anonymat du donneur et de la traçabilité.

Pour une demande de carte de donneur et trouver les informations sur les dons d’organes en France, consultez le site de l’association : www.france-adot.org

Yannick Cavache

Le don d’organes reste un acte volontaire, anonyme et gratuit. Parlez-en à vos proches, car pour sauver des vies il faut l’avoir dit.

 

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