Mon meilleur ami est décédé

Ce sujet a 3 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  Emmanuelle CHAUVIRE-LEDUC, il y a 4 ans et 1 mois.

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  • #274

    patrick
    Participant

    Jules et moi faisions tous ensemble, nous étions inséparables.

    Grandi dans la même petite ville en Normandie, nous avons choisi deux métiers différents qui nous permettaient de rester proches l’un de l’autre : Lui boulanger et moi plombier.Au cours des années, nous nous sommes tous les deux mariées, ont eu des enfants, des petits enfants, une vie bien remplie et heureuse mais tout bonheur est fini un jour.
    Ce printemps, mon meilleur ami est mort à l’âge de 65 ans et je me retrouve prostré. Comment puis-je faire face à son départ?

    #371

    Bonjour Patrick, j’ai lu avec attention votre post et je suis avec deux interrogations auxquelles vous allez peut-être pouvoir me répondre afin, qu’à mon tour, je puisse être au plus près de votre préoccupation.
    La première concerne votre « prostration », pouvez-vous m’expliquer ce que vous entendez par là, pour être sûre que je saisisse bien dans quelle situation psychologique vous pouvez vous trouver ?
    En ensuite, je m’interroge quand vous dites votre vie comblée jusqu’au décès de votre ami. Vous décrivez juste avant cela combien votre vie a été « bien remplie » personnellement, affectivement et professionnellement. Parfois, la disparition d’un être cher, le chagrin qui s’y associe, sont comme des nuages devant le soleil qui peuvent le masquer pour un temps. Et c’est bien normal, l’amitié est un repère qui sécurise. Vous vous sentez peut-être perdu sans lui. Je vous invite sincèrement à aller re-goûter ce qui a contribué en plus de votre amitié pour Jules à faire de vous l’homme que vous êtes aujourd’hui, ce sont de précieuses ressources qui peuvent vous aider à sortir de votre prostration. Bien à vous,

    #418

    patrick
    Participant

    Bonjour,

    Je vous remercie pour votre réponse. Je n’arrive pas très bien à exprimer ce que ressens réellement. C’est comme un grand vide. Quand je passe aux endroits que nous avons tant fréquenté ensemble ou quand je veux jouer à la pétanque avec lui ou acheter du pain dans la boulangerie de sa famille, je me rends compte qu’il n’est plus là. Ma femme dit comme vous que je devrais penser sans regrets à notre temps passé mais c’est très compliqué.

    Sincèrement,

    #419

    Merci Patrick pour votre retour. Sachez que cette nostalgie du temps passé et le manque de votre ami sont légitimes, sa disparition est récente malgré tout. Accordez vous du temps, bien que cela soit difficile et pénible. C’est un chemin important et apprendre à « vivre sans » son ami d’enfance, une personne aimée et chérie, demande du temps avant que la douleur se fasse moins présente et moins intense. Et parfois, on peut avoir besoin de se remémorer ses souvenirs, en parler. Raconter est un bon moyen pour ne pas rester « prostré », parfois les larmes peuvent venir, parfois moins, c’est le cours des émotions, les exprimer autant que faire se peut est d’une grande aide dans le processus de deuil. Avec mon soutien,

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