La mort expliquée aux enfants

La mort expliquée aux enfants

Il est sain qu’un enfant s’interroge sur la mort. Pour les spécialistes, évoquer le sujet avec les petits ne doit pas relever du tabou. Et le mensonge ne protège pas l’enfant, au contraire : « Une mort cachée, des histoires inventées pour la dissimuler, peuvent entraîner de nombreux troubles. L’enfant, attend des réponses claires qui tiennent compte de son âge et des circonstances ».

Savoir répéter

Un enfant repose souvent les mêmes questions. Dans ce cas, il faut répondre à nouveau. La répétition permet aux plus jeunes d’intégrer de nouvelles informations.

Rester honnête

Il est préférable de dire « Il est mort » plutôt que d’employer des formules-clichés comme « Il est parti pour un long voyage », « il s’est endormi » ou « On a perdu grand-père ». Motif : l’enfant risque de craindre le sommeil, les départs, d’attendre le retour du défunt ou de croire qu’on va le retrouver.

Savoir rassurer

L’enfant s’imagine souvent responsable de tout : en cas de décès, il faut donc bien lui préciser, avec insistance si nécessaire, que « ce n’est pas de sa faute »

Savoir expliquer

Si l’enfant pose des questions sur «l’au-delà », c’est le moment de lui parler de vos croyances et d’expliquer que d’autres personnes peuvent avoir d’autres convictions.

Rester vrai

Il vaut mieux préférer les réponses brèves, les mots vrais, sans abonder dans les détails : « Il est mort, il ne reviendra plus, mais on l’aimera toujours. ».

Savoir utiliser des images

Il ne faut pas hésiter à évoquer la mort d’une plante, d’un poisson pour illustrer ses réponses. Et permettre aussi à l’enfant de comprendre que la disparition appartient au processus de la vie.

Rester simple

Plutôt que de longs discours, énoncer des vérités simples : « Tout naît et tout meurt. La mort arrive à tout le monde, souvent quand on est vieux, parfois quand on est jeune mais c’est rare. »

Accepter de ne pas savoir

Face à une question dérangeante ou curieuse, plutôt que d’enjoliver la vérité, il vaut mieux admettre que l’on ne sait pas et que l’on s’interroge, aussi… Au final, on peut suivre ce précepte général : éviter les détails trop inquiétants, mais toujours rester le plus proche de la vérité.

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