Le deuil périnatal une épreuve difficile à laquelle il est possible de faire face

Le deuil périnatal touche les parents et les familles ayant perdu un bébé durant une grossesse ou lors des premiers jours de vie du nourrisson. Chaque année environ 9000 familles en France sont concernées par ce traumatisme dont on ne parle malheureusement pas assez. Voici quelques conseils qui peuvent vous aider à surmonter cette situation.

Le deuil périnatal, un deuil pas comme les autres

Le décès d’un enfant est généralement très violent pour les parents car celui-ci renverse l’ordre des générations. En un instant la vie bascule, le temps s’arrête et plus rien ne sera jamais comme avant. Même si le processus de deuil est universel, il existe quelques différences majeures. Tout d’abord les familles se sont projetées dans l’avenir et elles ont préparées l’arrivée de ce bébé. La disparition brutale de ce dernier est un traumatisme. Cette douleur s’accompagne d’un gros sentiment de culpabilité et d’injustice. Les parents s’interrogent : « pourquoi n’ai-je pas réussi à protéger mon enfant ? », « pourquoi les femmes enceintes qui ont bu et mangé n’importe quoi ont un bébé en bonne santé alors que j’ai fait très attention et perdu le mien ? ».

Comment faire face au deuil périnatal ?

Faites preuve de bienveillance envers vous-même. Des émotions variées peuvent survenir à tout moment avec beaucoup de violence, et cela est normal. Il faut du temps, beaucoup de temps pour accepter un tel événement. Mettre en place un rituel symbolique est bénéfique, donner un prénom à l’enfant, le faire figurer dans le livret de famille, réaliser une cérémonie funéraire… Côtoyer des femmes enceintes peut être compliqué et cela est compréhensible. Si vous ne vous en sentez pas capable, ne vous forcez pas. Il est aussi important de ne pas vouloir aller trop vite dans le démarrage d’une nouvelle grossesse, l’enfant à venir ne doit pas être un remplaçant. Enfin il ne faut pas hésiter à se faire aider, de nombreuses associations sont présentes pour vous écouter. Sachez que vous n’êtes pas seuls face à votre souffrance.

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