Les obsèques en musique

Musique funéraire

Les accompagnements funèbres ont inspiré les plus grands compositeurs. Car musique, décès et spiritualité se révèlent indissociables, partout et à jamais.. La mort a beaucoup apporté à la musique. Mieux : auraient jamais vu Car la fin de vie a aussi donne naissance à un genre : celui des airs sacrés destinés à accompagner les esprits défunts.

En Europe, pendant des siècles, les cérémonies funèbres inspirent ainsi tous les compositeurs. Du chant grégorien au son contemporain, tous s’emparent d’un art musical varié et créatif : la messe des morts. Ou « requiem », en latin. Le terme recouvre la plupart des compositions musicales utilisées lors du service funèbre.

On se bouscule pour avoir le sien

Le premier du genre, composé vers 1460 par le compositeur franco-allemand Johannes Ockeghem, est exclusivement instrumental. Il faut attendre un siècle pour que le requiem se mue en cantate, avec paroles, choeurs et solistes. Très tendance à l’époque : princes et mondains se bousculent pour commander le leur. Certains soufflent même des paroles censées louer leurs réussites, de leur vivant…

Intensité, suavité, solennité…

Mais c’est au XVIIIe siècle que cet art musical funèbre atteint son apogée et déploie d’infinies subtilités, grâce aux maîtres de la musique classique: grand croyant, Jean-Sébastien Bach lui donne une profonde intensité ; Joseph Haydn, qui compose lui-même son requiem pour ses propres obsèques, conjugue suavité et solennité ; et Mozart n’achèvera pas le sien, mais les morceaux composés de sa main demeurent inégalés tant ils semblent célestes…

Chansons artisanales ou tubes populaires

au milieu du XIXe siècle,hui, on ne compose guère plus de requiem. On lui préfère les adieux en chanson. Certaines sont artisanales, personnelles, familiales. autres deviennent des tubes populaires, comme « Evidemment « , dernier adieu de France Gall à son ami Coluche. I Will » de Whitney Houston, toujours très usité …

Comme un ultime hommage dans un langage au-delà des mots…

Dominique Mazure

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